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Scola, une exposition particulière ! Flâner


Fellini croqué par Scola

Sonder ce que l’on a été pour savoir ce que l’on deviendra. C’est ainsi que l’on pourrait résumer le parcours du grand cinéaste italien Etorre Scola dont l’œuvre généreuse et foisonnante inonde depuis 40 ans les salles obscures. Avant même d’être le génial observateur vériste et pourfendeur de la société italienne que nous connaissons camera au poing, notre réalisateur a d’abord été à l’école édifiante de la caricature au journal italien Marc aurelio ( pas si stoïcien que cela ce journal d’ailleurs !). Il y a esquissé ce qui allait devenir ses Nouveaux monstres sacrés , ces Affreux, sales et méchants que Nous [ avons]tant aimés, ces personnages de malfrats patibulaires et de divas pulpeuses aux hanches triangulaires et aux seins d’obus de 40 que nous trouvions si drôles et touchants dans une famille, Macaroni, lors d’une Journée particulière bien-sûr…

Toute son inspiration d’auteur issue de cet art du miroir grossissant au trait incisif est réunie pour la 1ère fois à Paris dans une exposition qui réunit plus de 60 ans de dessins originaux à l’encre de chine noblesse romaine oblige !

Une projection exceptionnelle d’Une Journée particulière (1977) aura lieu le 9 juin à la cinémathèque en présence de Serge Toubiana, directeur de cette dernière et, du caricaturiste-cinéaste Ettore Scola.

Scola une exposition particulière
Exposition du 8 juin – 28 juillet 2012, galerie Catherine Houard,15 rue saint Benoît Paris 6.

Film coup de poing ! Flâner


C’est moins à « Un Prophète » qu’à « Sur mes lèvres » qu’on songe en voyant le dernier film de Jacques Audiard : même couple improbable et poignant, même usage narratif et allégorique du handicap, même intensité des personnages, fragiles et puissants, qui se rencontrent, se blessent et s’épaulent (au sens ici de porter quelqu’un sur ses épaules). Mais là où il s’appuyait sur les ressorts du film noir, c’est au mélodrame assumé, sombre et lumineux donc, qu’il fait appel dans « De rouille et d’os ».
Ali (Matthias Schoenaerts), animal et avare de mots, père brutal, maladroit et aimant, videur de boite de nuit qui se sent revivre (« pour le fun ») à chaque combat clandestin de free-fight auquel il participe, rencontre Stéphanie (Marion Cotillard, que ceux qui la croient encore cantonnée aux jolies apparitions et aux shootings Dior aillent voir le film), dresseuse d’orques qui en impose, séduisante, énergique et insatisfaite, puis soudain brutalement confrontée au pire, la perte de ce qui la fait tenir debout.
Sur fond de vérisme façon frères Dardenne (le héros est un boxeur à la dérive qui vient de Belgique) ou réalisme social à la Guédiguian (il trouve refuge avec son fils de 5 ans, Sam, dans le sud, ici la Côte d’Azur à la fois laide et solaire, chez une sœur (Corinne Masiero), caissière au grand cœur et en lutte), se déploie une sorte d’« Intouchables » à l’envers, non pas conte de fées un peu mièvre où s’abolissent les différences, mais conte moral où de celles-ci naît comme une forme de salut. Ce salut procède du lien étrange et fort entre Ali qui, par la simplicité de son regard sans honte, saura littéralement remettre Stéphanie à flot (scène magique où, portée par lui, elle retrouve son corps dans la méditerranée) et Stéphanie qui lui permettra de remplacer les coups de poing par les mots qui lui font défaut quand il risquera lui aussi de tout perdre dans l’eau glacée.
Si la veine politique n’a pas simple statut de prétexte tant les meurtrissures sociales font écho aux blessures bien réelles, le film, à travers une narration haletante, confronte d’abord le masculin au féminin, la chair blessée à celle qui exulte, l’animalité (celle des orques et celle des personnages) à l’humanité, les corps à corps du combat à ceux de l’amour, les jambes des femmes aux poings des hommes, le sang qui coule à l’exo-prothèse, la mécanique du désir (être « opérationnel » ou non) à celles des émotions et la violence à la vulnérabilité. Servi par une phénoménologie visuelle qui rend justice au réel et le transfigure, le film déjoue les symétries attendues pour en installer d’autres issues d’un imaginaire singulier et vivifiant. « De rouille et d’os », ce goût que laisse dans la bouche un coup de poing, a surtout celui de la vie.
Par JMG

500 ème billet pour l’espace ! Flâner


Ca y est ! Sir Richard Branson, patron de Virgin, peut souffler. Il vient de vendre le 500ème billet pour les vols suborbitaux organisés par sa filiale
Virgin Galactic. Le 500ème passager, l’acteur Ashton Kutcher l’ex de Demi Moore, a déboursé 200 000 dollars, prix du billet pour l’espace. Durant trois heures, il sera propulsé à 100 km du sol et pendant trois minutes d’extase voletera dans la cabine en état d’apesanteur. Comme compagne de voyage, il a des chances d’avoir Hilary Clinton. Le numéro un de la diplomatie américaine a confié à Branson quelle rêvait d’être astronaute. Pince sans rire, le boss de Virgin lui a répliqué que ses adversaires républicains se bousculeraient pour payer le prix du voyage ! (Vous pouvez réserver votre place sur le site de Virgin Galactic) http:www.virgingalactic.com

Paris - New York by Air Prada... Flâner


Si, faute de temps, vous ne pouvez faire un saut de puce à Manhattan, le blog Djemila au Costes vous dévoile la vitrine new-yorkaise de Prada. Les chorégraphes de ce ballet-parade de paparazzi sont notre maestro capillaire Julien d’ Ys et Grace Coddington, rédactrice en chef du Vogue américain. Avec le béret, Julien et Grace donnent la french touch à leurs mannequins. New York : exposition Schiaparelli and Prada : Impossible conversations au THE METROPOLITAN MUSEUM OF ART du 10 mai au 10 août.
http://metmuseum.org/exhibitions/listings/2012/impossible-conversations/introduction

Paris : site de Julien d’Ys :www.juliendys.com

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« Les Mille et Une Nuits » de Miguel Gomes

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